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Annuaire des Ressourceries

Guide du don

Que donner à une ressourcerie (et ce qu'elles refusent)

Une ressourcerie n'est pas une déchèterie : elle revend ce qu'elle collecte, donc elle ne prend que ce qui peut être revendu. Ce guide liste ce qui part sans discussion, ce qui bloque presque partout, et les raisons derrière chaque refus, avec les consignes réelles relevées sur les sites des structures de l'annuaire.

Mis à jour le 31/07/2026

Une seule question tranche la plupart des cas

Avant d'ouvrir le carton, posez-vous cette question : est-ce que cet objet pourrait être mis en rayon demain matin et acheté par quelqu'un ? Une ressourcerie n'est pas une déchèterie. Elle vit de la revente. Chaque objet qu'elle accepte occupe une place au sol, mobilise un salarié en insertion ou un bénévole pour le trier, le nettoyer, parfois le tester, l'étiqueter et le mettre en rayon. Si l'objet ne peut pas être vendu, ce temps et cette place sont perdus, et l'association paie ensuite pour l'évacuer. Tout le raisonnement du refus tient là-dedans.

L'expression que vous lirez le plus souvent sur les sites des structures est « en état de vente ». Elle recouvre cinq critères simples : propre, sec, complet, en état de marche pour ce qui fonctionne, et sans odeur ni moisissure. Un objet qui coche ces cinq cases passe presque partout. Un objet qui en rate une devient un pari, et la plupart des structures ne prennent plus ce pari.

Ce qui part sans problème

Le mobilier, surtout s'il se démonte

Chaises, tables, commodes, étagères, bureaux, petits meubles d'appoint, tabourets, table de chevet : c'est le cœur du rayon d'une ressourcerie généraliste. Le mobilier démontable est particulièrement bienvenu, parce qu'il se transporte, se stocke debout et se remonte. Si vous démontez un meuble avant de le déposer, mettez la visserie dans un sachet scotché sur le plateau. Un meuble arrivé sans ses vis se vend mal ou pas du tout.

Le bois massif, le rotin, le formica, les meubles anciens et le mobilier de style se revendent bien. L'aggloméré tient s'il n'a pas pris l'eau : un plateau gonflé par l'humidité en bas de meuble est irrattrapable et sera refusé.

Vaisselle, décoration, équipement de cuisine

Assiettes, verres, couverts, plats, saladiers, casseroles, ustensiles, vases, cadres, luminaires, petits objets de décoration : tout cela part vite, à une condition, rien d'ébréché ni de fêlé. Tri-Logis, à Versailles, mentionne explicitement la « vaisselle ébréchée » dans sa liste de refus. Un service dépareillé se vend à la pièce, ce n'est pas un problème.

Livres, disques, jeux et jouets

Romans, beaux livres, bandes dessinées, livres pour enfants, vinyles, CD et DVD partent en rayon culture. Attention en revanche à une catégorie que beaucoup de donateurs croient valorisable : les manuels scolaires, encyclopédies, revues et magazines figurent dans les listes de refus de Tri-Logis comme d'Oxfam Strasbourg. Ils ne se vendent pas, ils occupent des mètres linéaires, et ils finissent au papier. Même logique pour les cassettes audio et les VHS.

Les jeux et jouets doivent être complets. Un puzzle, un jeu de société ou un jeu de construction auquel il manque des pièces ne peut pas être revendu, et personne n'a le temps de vérifier boîte par boîte. Comptez les pièces avant de donner, ou signalez au dépôt que la boîte est incomplète.

Textile et chaussures

Une ressourcerie ou une boutique solidaire prend le textile propre, sec et portable. C'est la différence majeure avec une borne de collecte de rue : Refashion, l'éco-organisme de la filière textile, écrit que les vêtements peuvent être « usés, abîmés, dépassés, en bon état... mais propres et secs », et précise que « s'ils sont sales, humides ou tachés par de la peinture ou tout autre produit chimique, ils ne pourront pas être réutilisés ou recyclés ». La borne accepte donc l'abîmé, la boutique non : elle doit le vendre.

Le Dressing d'Oxfam, à Paris, refuse ainsi les vêtements « sales, abîmés ou troués », les sous-vêtements et les chaussons. Tri-Logis accepte les sous-vêtements uniquement neufs. Pour les chaussures, Refashion demande qu'elles soient « reliées par paire pour éviter qu'elles ne se séparent » : le réflexe vaut aussi au dépôt en boutique.

Petit électroménager, informatique, hi-fi

Le petit électroménager en état de marche intéresse les structures qui ont un atelier de test. Testez avant de partir, et joignez le cordon, le chargeur, les accessoires et la notice si vous l'avez encore. L'éco-organisme ecosystem résume la règle : « Si vos appareils fonctionnent encore, donnez-leur une deuxième vie grâce au don. »

Mais c'est la catégorie la plus inégale d'une structure à l'autre. Beaucoup ne prennent rien d'électrique du tout, faute d'atelier et d'habilitation : l'Atelier d'Éco Solidaire à Bordeaux refuse « électroménagers et objets électroniques », La Ressourcerie d'Abej Solidarité à Lille exclut les objets électriques ou électroniques de sa collecte à domicile, Oxfam Strasbourg les écarte aussi. À l'inverse, d'autres en ont fait leur métier : Envie Rhône, à Lyon, remet en état et revend du gros électroménager, et l'Association pour l'Informatique Participative, à Tours, reconditionne du matériel informatique. Vérifiez la fiche avant de charger la voiture.

Vélos, même à réparer

Les ateliers vélo sont l'exception qui accepte l'objet cassé, parce que la pièce détachée a une valeur. Etablicyclette, à Lyon, se déplace pour récupérer des lots de vélos « quel que soit leur état ». Vélocip'aide, à Paris, enlève les vélos en cave ou en local et désosse pour pièces ceux qui sont trop abîmés. Une ressourcerie généraliste, elle, n'a souvent pas la filière : Tri-Logis refuse les vélos et le matériel de sport, tout simplement parce qu'un autre acteur local le fait mieux. Voyez le hub de votre ville, par exemple Bordeaux ou Paris, pour identifier l'atelier plutôt que la boutique.

Ce qui bloque presque partout

ObjetCe qui se passe en généralVers quoi l'orienter
Matelas, sommiers, couettes et oreillers usagés ou tachésRefusés dans la quasi-totalité des structuresReprise en magasin lors d'un achat, ou déchèterie / filière literie
Canapés d'angle, meubles massifs non démontablesRefusés ou écartés à l'enlèvement (poids, encombrement, deux porteurs nécessaires)Encombrants de la commune, déchèterie
Meubles gonflés par l'humidité, moisis, cassésInvendables, donc refusésDéchèterie
Gros électroménager hors service, téléviseurs, écransRefusés par les structures sans atelier de réparationFilière des équipements électriques (points de collecte, reprise du vendeur)
Imprimantes jet d'encre, magnétoscopes, lecteurs VHSRefusés faute d'acheteurPoints de collecte d'équipements électriques
Pneus usagésJamais acceptésRepris par les garages, selon Service-Public.fr
Gravats, déchets de chantier, terreJamais acceptésDéchèterie : Service-Public.fr précise que les gravats ne relèvent pas des encombrants
Peintures, solvants, phytosanitaires, produits d'entretienJamais acceptésPoint de collecte des déchets dangereux de votre collectivité
Bouteilles de gazJamais acceptéesService-Public.fr indique qu'elles doivent être reprises gratuitement par le vendeur
Extincteurs, fusées de détresse, munitionsJamais acceptésFilière spécialisée : demandez à votre collectivité ou au distributeur
Sanitaires, radiateurs, menuiseries déposéesRefusés en ressourcerie généralisteDéchèterie, ou plateforme de réemploi du bâtiment quand il en existe une, comme à Rennes
Casques et sièges auto enfantRefusés pour raison de sécurité (un choc antérieur est invisible)Déchèterie
Jouets et jeux incomplets, peluches en surplusRefusésDéchèterie, ou filière jouets

Pourquoi ces refus, concrètement

1. La place, qui est la première contrainte

Un local a une surface finie et une équipe de taille finie. Quand le flux dépasse la capacité de traitement, la structure ferme le robinet, même sur des objets qui l'intéressent. L'atelier Un P'tit Vélo Dans La Tête, à Grenoble, a ainsi cessé de recevoir directement les dons de vélos, en indiquant sur son site que le succès dépassait ses capacités de traitement : les dons sont désormais orientés vers une autre structure grenobloise. Ce n'est pas un refus de l'objet, c'est un refus du flux.

La même contrainte explique les fenêtres de dépôt étroites que vous verrez partout. La Ressource, à Grenoble, accepte les dons du lundi au jeudi et le vendredi matin, mais précise qu'il n'y a pas de dépôt de meubles le vendredi. Tri-Logis, à Versailles, limite chaque dépôt à un sac de vêtements ou une caisse de livres. Ces règles ne sont pas de la mauvaise volonté : elles synchronisent l'arrivée des objets avec la présence de l'équipe qui les trie.

2. Une filière dédiée existe déjà

Plusieurs familles d'objets relèvent d'une filière de responsabilité élargie du producteur, financée par une contribution payée à l'achat et gérée par un éco-organisme. Ecomaison couvre les meubles, la literie, les jeux et jouets, les articles de bricolage et de jardin et les matériaux de construction. Refashion couvre les textiles, le linge de maison et les chaussures. Ecosystem couvre les équipements électriques et électroniques ménagers. Quand un objet est hors d'usage, c'est cette filière qui est faite pour lui, pas l'association. Ecomaison le formule d'une phrase : « Ne donnez que ce qui est fonctionnel et non cassé. »

Sur la literie, le même organisme est encore plus direct : « Ne donnez les matelas, couettes, oreillers à des associations que s'ils sont en bon état. Sinon, privilégiez la reprise en magasin. » C'est la source du refus le plus fréquent en ressourcerie.

3. La sécurité et la responsabilité de la revente

Revendre engage. Un casque de vélo, un siège auto, un appareil électrique non testé, une multiprise ancienne : personne ne peut garantir qu'ils sont sûrs, et une association ne prendra pas ce risque. La Rustine, à Dijon, explique noir sur blanc pourquoi elle ne prend plus les vélos à assistance électrique : trop lourds, pièces spécifiques manquantes, personnel non formé à la partie électrique. À Caen, Vélisol' précise de la même façon ne pas traiter les pannes électriques des VAE ni les purges de freins hydrauliques. Un refus argumenté de ce type est un bon signe : la structure connaît ses limites.

4. Le coût d'élimination retombe sur l'association

C'est le point que les donateurs voient le moins. Ce qui entre et ne peut pas être vendu doit ressortir en benne, et la benne est facturée. Déposer un objet invendable dans une ressourcerie revient donc à faire payer son élimination par une structure qui vit de subventions et de petites ventes. C'est la raison pour laquelle les listes de refus se sont allongées ces dernières années, et pourquoi certaines collectes à domicile sont devenues payantes : à Lille, Abej Solidarité indique une participation financière pour l'enlèvement sur rendez-vous.

Ce que disent les structures, mot pour mot

Les consignes réelles relevées sur les sites des structures de cet annuaire sont plus instructives que n'importe quelle règle générale.

  • Tri-Logis - Chantiers Yvelines, à Versailles : refuse les vêtements abîmés ou sales, les sous-vêtements usagés sauf neufs, la vaisselle ébréchée, les jouets incomplets, les casques et sièges enfant, les vélos, le matériel de sport, les encyclopédies et manuels scolaires, les imprimantes jet d'encre, les magnétoscopes, le gros électroménager, les téléviseurs, la literie, le grand mobilier. Voir la fiche Tri-Logis et les autres structures de Versailles.
  • Oxfam Strasbourg : refuse le mobilier, les appareils électriques, les ustensiles de cuisine, le linge de maison, la papeterie et le matériel de sport ou de bricolage. Ce n'est pas un jugement sur vos objets : cette boutique est spécialisée en mode et culture. Le hub Strasbourg liste les structures généralistes qui prendront le reste.
  • Le Maillon, à Cergy : demande de prévoir des sacs plastiques et des journaux pour l'emballage des bibelots, et privilégie les dépôts en matinée. La fiche du Maillon détaille les créneaux.
  • La Boutique de l'Entraide, à Lyon : demande depuis le 1er novembre 2025 que les vêtements soient apportés dans un sac non récupérable, sac poubelle ou sac de courses. Un détail logistique qui évite à l'équipe de gérer un stock de contenants à rendre.

Préparer le carton, en pratique

Nettoyez et séchez. Un objet passé sous l'eau et essuyé change de catégorie. Un textile humide contamine le sac entier.

Complétez. Visserie dans un sachet scotché, télécommande, chargeur, câble, pièces du jeu, notice si vous l'avez conservée. La notice n'est pas exigée, mais elle fait vendre un appareil.

Testez ce qui se branche. Une minute de test évite un aller-retour.

Séparez ce qui est douteux. Faites deux tas : le sûr et l'incertain. Vous poserez la question sur l'incertain au moment du dépôt, plutôt que de tout mélanger dans un carton que l'équipe devra vider.

Conditionnez proprement. Cartons pas trop lourds et fermés, vaisselle emballée pièce par pièce, livres à plat en caisse, textile en sac fermé. Pour les bornes de rue, Refashion demande des sacs « bien fermé(s) de 30 litres maximum » et ajoute : « ne laissez rien traîner sur la voie publique ». La règle vaut aussi devant une ressourcerie fermée, un dépôt laissé sur le trottoir devient un déchet à la charge de la structure.

Le réflexe qui évite l'aller-retour : appeler avant un gros volume

Pour un carton de vaisselle, présentez-vous aux horaires de dépôt. Pour un déménagement, une succession ou un débarras de cave, appelez. Les structures ont presque toutes une réponse adaptée, mais elle ne s'improvise pas le samedi matin : collecte à domicile sur rendez-vous, devis de débarras, créneau réservé, ou orientation vers une autre association mieux équipée. La Ressource à Grenoble propose un service de débarras sur devis, Affaire d'Entr'Aide à Kingersheim organise une collecte gratuite des dons volumineux sur rendez-vous, Emmaüs Dijon-Norges prend rendez-vous pour son service débarras, et La Belle Déchette à Rennes fonctionne sur réservation de créneau.

Envoyez des photos si la structure a une adresse mail ou un formulaire. Un canapé pris en photo est accepté ou refusé en dix minutes, sans camionnette louée pour rien.

Si l'objet est refusé partout

L'outil public « Que faire de mes objets et déchets » de l'ADEME donne, pour un objet donné, les points de dépôt les plus proches, filière par filière. Pour les objets volumineux, Service-Public.fr rappelle que les encombrants relèvent de la commune, avec une collecte sur rendez-vous, une collecte à date fixe ou un dépôt en déchèterie selon les territoires. Renseignez-vous auprès de votre collectivité : les règles, les horaires et les plafonds de volume varient d'une commune à l'autre, et c'est elle qui fait foi.

Les consignes bougent

Une liste de refus n'est jamais définitive. Elle s'allonge quand un entrepôt sature, elle se raccourcit quand un atelier ouvre. Les informations de cet annuaire sont relevées sur les sites des structures et datées, mais une structure peut changer sa politique du jour au lendemain. Si vous gérez une ressourcerie et que ce que nous affichons ne correspond plus à votre réalité, vous pouvez revendiquer votre fiche et nous transmettre vos consignes à jour.

Questions fréquentes

Faut-il laver les vêtements avant de les donner ?
Oui. Une ressourcerie revend en boutique : elle n'a ni machine ni temps pour laver. Refashion, l'éco-organisme de la filière textile, précise que les vêtements « sales, humides ou tachés par de la peinture ou tout autre produit chimique » ne peuvent être ni réutilisés ni recyclés. Lavez, séchez complètement, puis mettez en sac fermé. Un textile humide au fond d'un sac contamine tout le reste en quelques jours.
La ressourcerie peut-elle refuser mon don une fois sur place ?
Oui, et c'est fréquent. Le tri se fait au dépôt, objet par objet. L'équipe garde ce qu'elle peut vendre et vous rend le reste, car ce qu'elle jette lui coûte une benne. Prévoyez donc de repartir avec une partie de votre chargement, et n'abandonnez rien devant la porte : un dépôt laissé sur le trottoir reste à la charge de l'association.
Que faire d'un matelas dont je ne veux plus ?
S'il est propre, sec, sans tache et sans affaissement, quelques structures le prennent, mais elles sont rares. Ecomaison, l'éco-organisme de la filière literie, écrit de ne donner matelas, couettes et oreillers à des associations « que s'ils sont en bon état » et de privilégier sinon la reprise en magasin. À l'achat d'une literie neuve, le vendeur reprend généralement l'ancienne. Sinon, déchèterie ou collecte d'encombrants de votre commune.
Un appareil électrique en panne intéresse-t-il une ressourcerie ?
Seulement celles qui ont un atelier de réparation, et elles ne sont pas majoritaires. À Bordeaux, l'Atelier d'Éco Solidaire refuse l'électroménager et l'électronique ; à Lille, Abej Solidarité les exclut de sa collecte à domicile. À l'inverse, Envie Rhône à Lyon remet en état du gros électroménager. Vérifiez la fiche de la structure avant de vous déplacer ; sinon, un point de collecte d'équipements électriques prend l'appareil en panne.
Puis-je déposer mes cartons devant la porte en dehors des horaires ?
Non. Les créneaux de dépôt existent parce qu'il faut quelqu'un pour trier à l'arrivée. La Ressource à Grenoble n'accepte pas de meubles le vendredi, Tri-Logis à Versailles limite chaque passage à un sac de vêtements ou une caisse de livres. Un dépôt hors horaires prend la pluie, devient un déchet et coûte une évacuation à la structure. Consultez les horaires sur la fiche avant de charger.
Un vélo rouillé qui ne roule plus, ça vaut le déplacement ?
Souvent oui, mais auprès d'un atelier vélo plutôt que d'une ressourcerie généraliste. Etablicyclette à Lyon récupère les lots de vélos quel que soit leur état, Vélocip'aide à Paris se déplace en cave ou en local et désosse pour pièces ce qui n'est pas réparable. En revanche les vélos à assistance électrique sont fréquemment refusés : La Rustine à Dijon invoque le poids, les pièces spécifiques et l'absence de formation électrique de son équipe.

Trouver une ressourcerie près de chez vous

Chaque page ville liste les adresses vérifiées une à une : horaires relevés à la source, objets acceptés, objets refusés et modalités de dépôt.

Sources publiques consultées pour cette page

Page rédigée à partir des documents ci-dessus, consultés le 31/07/2026. Les règles de dépôt varient d'une structure à l'autre : vérifiez toujours la fiche de l'adresse visée avant de vous déplacer.